Avec 32 millions de têtes toutes espèces confondues, le Niger est sans conteste un pays d’élevage. Cette activité, outre sa forte contribution à l’économie nationale, participe significativement aux stratégies de lutte contre la pauvreté au sein des ménages. Toutefois, les sécheresses récurrentes qui sé- vissent au Niger constituent un risque majeur pour le bétail. Les années de sécheresse se traduisent par des déficits fourragers dont les conséquences sur le cheptel sont les mortalités, les chutes de poids et de production, les avortements etc. Pour anticiper les per- tes sèches, les éleveurs ont bradé les animaux faibles et mourants. Face à cette situation, des partenaires techniques et financiers ont initié des opérations de déstockage, consistant à abattre les animaux épuisés par la crise en contrepartie d’une valeur monétaire versée à leurs propriétaires. Ainsi, plusieurs milliers de têtes ont été vendues à des prix plus acceptables pour les éleveurs bénéficiaires. De plus, la viande de ces animaux a été distribuée aux ménages vulnérables affectés par la crise alimentaire. L’objectif recherché est de passer de l’élevage mode de vie à l’élevage production, en renforçant les capacités financière des éleveurs, non seulement dans la vente de bétail, mais également par la transformation et la valorisation des produits dérivés, notamment les peaux, le mélange sang-son en aliment pour aviculture et pisciculture. La logique partenariale adoptée par les différents acteurs, les acteurs locaux de l’élevage, de la santé et de l’urgence ont notamment grandement contribué à la réussite des opérations.

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