Au Sahel, l’élevage pastoral a toujours été répandu et très pratiqué. Il joue un rôle central dans les moyens d’existence des familles, comme au niveau des économies nationales. Au Niger par exemple, il contribue à hauteur de 15 pour cent au budget des ménages, et représente 21 pour cent des ressources d’exportation.
Ces dernières années, les éleveurs ont été confrontés à de multiples défis, et se retrouvent parfois en grande difficulté, notamment lors des crises alimentaires et nutritionnelles. Cette situation pose la question suivante : les politiques publiques liées à l’élevage sont-elles réellement adaptées? Durant leurs discussions, les participants à la Foire ont identifié ensemble le besoin d’une approche renouvelée pour mieux répondre aux besoins des éleveurs, et pour favoriser ce secteur porteur.

Le représentant du Ministère de l’Elevage du Niger a notamment présenté la Stratégie de développement durable de l’élevage, adoptée en 2013 au Niger et particulièrement innovante. Cet exemple est symbolique des efforts menés par les gouvernements de la région pour adapter leurs politiques aux nouveaux enjeux liés au secteur de l’élevage.

L’expert de la FAO a pour sa part souligné que « les politiques doivent s’inscrire dans un paradigme nouveau, et que des investissements pour l’élevage pastoral sont nécessaires, à travers des politiques publiques bien pensées et associant les différentes dimensions qui se rattachent à l’élevage, telles que la sécurité alimentaire, les moyens d’existence, les ressources naturelles. ».

Des pistes porteuses pour renforcer l’élevage ont par ailleurs été identifiées par les participants, et notamment : le renforcement des mécanismes d’intégration régionale existants ; la mise en place de cadres de programmation appropriés ; une meilleure intégration de l’agriculture et de l’élevage ; une synergie renforcée des programmes et projets liés à l’élevage ; et l’adoption de politiques publiques inclusives et équitables, associant les éleveurs dès la formulation pour une meilleure prise en compte de leurs intérêts.

Ces directions permettront certainement de sécuriser le secteur de l’élevage et de favoriser une meilleure résilience des populations. Les participants ont également retenu que le besoin de politiques publiques fortes et intégrées pour l’élevage, tant au niveau national que régional, reste essentiel.

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