Share Fair focuses on strengthening resilience to food insecurity in the Sahel

“Despite significant gains, the fight against food insecurity is not yet won. Undeniably, today’s food crises are better controlled, thanks in particular to tools for the prevention and management of food crises developed by the Permanent Interstates Committee for Drought Control in the Sahel (CILSS) and its partners, but many people still suffer from chronic food insecurity,” said the Prime Minister of Burkina Faso, Luc Adolphe Tiao, during his opening speech at the Knowledge Share Fair on resilience to food and nutrition insecurity for people in the Sahel and West Africa.

The Fair was held from 5 to 7 November 2013 in Ouagoudougou by the CILSS, in collaboration FAO and the Intergovernmental Authority on Development and its seven members, under the political auspice of the Economic Community of West African States (ECOWAS) and the West African Economic and Monetary Union.

More than 200 participants from 20 African countries, institutions as well as technical and financial partners showed their commitment towards strengthening resilience and improving food and nutrition security.

The Share Fair is used as a place to exchange experiences and create dialogue in order to increase the knowledge of public and private actors of measures and practices used to improve the resilience of Sahelian and West African populations.

The three main objectives are:

share knowledge of programmes, policies and strategies best suited to the two subregions;
promote good practices on resilience at the national and subregional levels; and strengthen existing networks and partnerships.

Share knowledge and build on existing lessons learned for effective action

The exchange of good practices among key stakeholders in the subregion and those from the Horn of Africa, as well as their implementation through substantial investments, can contribute to significantly improving the food and nutrition security of the most vulnerable populations. Prime Minister Tiao therefore stated that he was confident in the will of the governments and the people of Sahelian countries to achieve resilience. “We have the means and resources, it is a matter of determination and political will,” he noted in his welcoming speech.

The activities undertaken by CILSS, IGAD and FAO, with support from technical and financial partners particularly for the dissemination of knowledge, can greatly contribute to strengthening resilience and eradicating hunger in arid and semi-arid regions by 2020.

Breaking the vicious cycle of crises and disasters

“With the tools for the prevention and management of food crises developed by CILSS and its technical and financial partners, including FAO, food crises in the Sahel are more readily anticipated and better managed,” stressed Dr. Djimé Adoum, Executive Secretary of CILSS.

In a similar tone, Mr. Lamourdia Thiombiano, FAO Deputy Regional Representative for Africa, noted that, “rehabilitating and restoring the autonomy of affected populations through increased production and control of marketing channels are necessary conditions to free the Sahel and the Horn of Africa from the vicious cycle of crises and disasters.”

Strategic and inclusive partnerships supporting these activities are key factors to strengthen the resilience of vulnerable populations, particularly concerning the Zero Hunger in West Africa Initiative by ECOWAS and the EU-led Global Alliance for Resilience Initiative (AGIR) in the Sahel and West Africa.

Mesurer la résilience pour renforcer l’impact des interventions

Les crises alimentaires répétées et les autres chocs affaiblissent à chaque fois les moyens d’existence des plus vulnérables au Sahel, en Afrique de l’Ouest et en Afrique de l’Est. Dans ce contexte, la résilience fait l’objet d’une forte attention de la part de la communauté internationale, et suscite de nombreux échanges entre les spécialistes. En effet, la résilience est une notion complexe, qui ne peut pas être observée directement, et qui constitue l’objectif des interventions d’assistance aux plus vulnérables.
Afin de donner une base fiable à ces programmes, des mesures précises de la résilience des populations vulnérables sont nécessaires. Pour répondre à ce besoin, d’importants travaux sont menés depuis plusieurs années, et jouent un rôle crucial dans l’aide à la décision. Au cours de la Foire aux savoirs, M. Luca Russo, Expert senior à la FAO, a présenté les dernières avancées qui permettent de mesurer le degré de résilience des communautés et d’aider à la prise de décision.
En s’appuyant sur des modèles économétriques et en présentant ensuite le cas concret des travaux de mesure de la résilience menés au Kenya, il a permis aux participants de découvrir les fonctions de résilience et les variables qui sont considérées, telles que les revenus, l’accès aux services de base, ou encore les capacités d’adaptation. Des analyses factorielles permettent également de reconnaitre les groupes les plus vulnérables, afin de conduire des interventions bien ciblées.
Cette présentation a suscité beaucoup d’enthousiasme dans l’assemblée, qui a démontré un fort intérêt pour connaître les résultats des travaux de mesure de la résilience en cours au Sahel. Ces résultats permettront en effet de disposer d’indicateurs fiables sur la base desquels les partenaires et les gouvernements pourront mieux définir leurs futurs interventions et orientations. Ils pourront alors cibler les personnes les plus vulnérables, et proposer une assistance mieux adaptée aux besoins des communautés.
La mesure de la résilience constitue aujourd’hui un enjeu crucial au Sahel. Les activités présentées viennent s’ajouter aux autres mécanismes déjà en place dans la région pour l’aide à la prise de décision, tels que le Cadre Harmonisé et l’analyse de la vulnérabilité en milieu urbain (VAMU).

Lancement des programmes de coopération technique entre le CILSS et la FAO

La Foire aux savoirs pour le Sahel et l’Afrique de l’Ouest a également été l’occasion pour le CILSS de signer des accords de partenariat avec l’IGAD et la FAO.

Finances par la FAO, ces programmes sont intitulés «Appui au CILSS pour le renforcement des instruments de prévention et de gestion des crises alimentaires au sahel » et « Assurer l approvisionnement en aliments surs et de bonne qualité vendus sur la voie publique pour une meilleure sante publique ». D’un montant de près de 800 000 $ us ils permettront au CILSS de renforcer les capacités des pays membres en matière de prévention et gestion des crises alimentaires. Au cours de la même cérémonie, le CILSS et l’IGAD ont procédé à la signature d un protocole visant à concrétiser la Coopération entre les deux institutions dans leur domaine de compétence, notamment la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la lutte contre la désertification et la maitrise de l’eau.
Dr Djimé Adoum, Secrétaire Exécutif du CILSS a ouvert la séance en remerciant les personnes présentes et rappelant le contenu du programme de collaboration technique qui liera le CILSS à la FAO. En effet, cette assistance technique comporte deux volets:
*TCP1 : la diffusion des instruments de prévention et de gestion des crises au Sahel
*TCP2 : l’approvisionnement en aliments sûrs et de bonne qualité de la voie publique.

Ce programme vient matérialiser encore une fois le soutien indéfectible de la FAO au CILSS et constitue un gage du renforcement de la coopération entre le CILSS et la FAO.

Dr Lamourdia Thiombiano, Représentant Adjoint du Bureau Régional Afrique de la FAO a quant à lui réitéré le soutien de la FAO dans la mise en œuvre de ce programme ainsi que la mise à disposition de toutes les ressources de la FAO. Il n’a pas terminé sans saluer l’excellence des actions entreprises par le CILSS ainsi que le leadership dont il fait preuve. Il a également remercié l’ensemble des personnes qui ont contribué au succès de la foire aux savoirs.
Monsieur Mohamed Moussa Mohamed, Représentant du Secrétaire Exécutif de l’IGAD, après avoir remercié la FAO pour son rôle de facilitateur dans le rapprochement CILSS-IGAD, a tenu tout d’abord à féliciter le CILSS pour ses 40 ans fêtés cette année. Selon lui ce protocole renforcera l’alliance et la coopération SUD/SUD existantes et permettra de fédérer les actions pour une meilleure sécurité alimentaire des populations de la Corne de l’Afrique et du Sahel et leur bien-être. En effet, ces deux régions ont en commun des niveaux d’insécurité alimentaire élevés ainsi que des sécheresses récurrentes avec comme principales conséquences: pauvreté et vulnérabilité accrues des populations.

L’IGAD a également profité de cette occasion pour inviter le CILSS à la deuxième Assemblée de l’initiative résilience qui se tiendra en mars 2014 en Ouganda.

Pesticides: The governance of risks and threats

When we talk about pesticides, we immediately think about the risks to humans and to the environment. It is precisely with this in mind that under the umbrella of the Committee on Drought Control in the Sahel (CILSS), the Member States established a Common Regulation for Pesticide Registration to secure the safe management of pesticides in the Sahel.
Various partners including FAO have supported CILSS in harmonizing regulations for control of pesticides through its Sahelian Pesticide Committee (CSP) which serves as a clearinghouse for all pesticides coming into the Sahel. The Committee assesses registration dossiers submitted by the industry and grants sales permits valid for all its Member States.. At the occasion of the Share Fair, the CSP representative presented the work of the Committee which is composed of at least 2 experts representing each State and a team of independent experts. The main task is to assess the registration dossiers submitted by the pesticide industry. The CSP assess if the pesticide can be accepted to be used in the CILSS area by granting full or provisional registration. The CSP maintains an inventory of pesticides used or commercialized in the CILSS Member States.
The Share Fair participants appreciated the presentation and the discussion which followed focused on aspects of common interest and concern such as the low efficiency of pesticides management in individual states, the implementation of the ECOWAS common pesticides regulation by CILSS , the collaboration between CSP and other regulatory bodies in Africa and around the world. Other key dimensions raised were the importance of communications and broadcasting information regarding registered pesticides coupled with the need for mounting sensitization campaigns for the safe use and disposal of pesticides.

Utilisation des semences améliorées et du warrantage ou comment documenter une bonne pratique : cas de SOS S ahel et de la FAO Niger

Comment expliquer qu’un nombre encore peu satisfaisant d’agriculteurs utilise des semences améliorées, notamment pour les cultures vivrières, sachant le taux élevé de rendement de ces dernières ?
Comment documenter largement les bonnes pratiques afin qu’elles soient accessibles au plus grand nombre et inciter à plus d’usage des nouvelles techniques d’amélioration de la production agricole ?
Le warrantage comme technique d’amélioration des conditions de vie des populations rurales ?
Telles sont les problématiques qui ont campé le débat de la session sur la documentation des bonnes pratiques.

L’ONG SOS Sahel a partagé son expérience au Burkina Faso et au Niger en matière de warrantage en rappelant le contexte qui explique la pertinence de cette pratique : prix d’achat des intrants élevés, endettement des producteurs, besoin de liquidité….
Le warrantage propose donc une solution de lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire en valorisant le travail des producteurs, la sécurisation et la commercialisation de leur production, en favorisant l’accès aux services de micro finance, en développant l’épargne ou enfin en auto garantissant le crédit.
Ainsi au Burkina Faso, SOS Sahel a pu : réaliser 30 magasins de warrantage répartis dans 8 provinces du pays, signer 19 protocoles d’accord avec les IMF et a permis à 17 organisations paysannes de pratiquer le warrantage jusqu’à aujourd’hui.
Ces résultats impressionnants se heurtent toutefois à certains obstacles comme les taux de crédit élevés, les IMF réticentes à se lancer dans l’aventure, des délais de paiement long ou encore la fluctuation des prix.

Cet exemple de bonne pratique très apprécié par les participants a également lancé le débat des semences améliorées comme levier de productivité. En effet, les semences améliorées permettraient d’assister à une hausse de 35% de la production agricole. FAO Niger a donc partagé son expérience avec son programme de multiplication et de diffusion des semences améliorées de qualité et adaptées aux changements climatiques. Ce programme vient en appoint au plan de soutien établi par le gouvernement nigérien en faveur des populations en difficulté et qui met au cœur de l’action les semences améliorées.
Des chiffres impressionnants : de 6% d’utilisation des semences améliorées en 2008, nous assistons selon les statistiques de 2012 à un taux d’utilisation de 15%. L’objectif de ce programme est d’arriver à l’horizon 2015 à un taux d’utilisation des semences améliorées de 30%. Ce programme se base sur 2 axes : un axe institutionnel et structurel et un second opérationnel et réglementaire.

La séance des questions-réponses très riche en échanges a permis aux différents participants de partager leurs techniques de documentation des bonnes pratiques à l’exemple des participants de l’Afrique de l’Est, avec leur plateforme de réduction des risques et catastrophes, du CILSS avec l’utilisation des TIC pour l’information des paysans maliens ou encore du ministère ghanéen pour l’environnement et l’agriculture qui grâce à de nombreux programmes et projets développe des guides de bonnes pratiques culturales.

Elevage et pastoralisme : défis et contrainte de l’alimentation du bétail

L’Association pour la Redynamisation de l’Elevage au Niger (AREN) a été créée en 1990 pour faire face au cas de gestion de ressources naturelles que rencontraient les éleveurs. L’aspect élevage était mis de côté par l’Etat, les couloirs de passage étaient coupés, les points d’eau pastoraux colonisé par les agriculteurs etc. Il y avait aussi le désengagement de l’Etat sur les questions de santé animale. Au début des années ’90. le contexte politique était aussi favorable à l’émergence de la société civile.
AREN est une structure qui est bien présente sur le terrain. Le nombre de groupements de base monte très rapidement. Dans les derniers trois ans, presque 20,000 nouveaux membres ont adhéré à l’association. On note la création de nouvelles coordinations d’AREN aux niveaux décentralisés, aussi bien au niveau des départements que des communes. Actuellement, AREN a plus de 1000 groupements de base avec un nombre total de plus de 40,000 membres dont 40% sont des femmes. On constate une augmentation du nombre de groupements féminins. Les femmes éleveurs ont des responsabilités économiques distinctes et sont plus stables que les hommes. Elles mettent un accent sur l’entre-aide, l’épargne et activités de transformation et de commercialisation. L’AREN assure la formation des éleveurs dans la fabrication de blocs fourragers, ce qui contribue a la réduction des pertes et la gestion du surplus fourrager. Elle contribue également à améliorer le revenu des éleveurs et de réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur pour l’achat d’aliment a bétail.

Elevage et pastoralisme Déstockage

Avec 32 millions de têtes toutes espèces confondues, le Niger est sans conteste un pays d’élevage. Cette activité, outre sa forte contribution à l’économie nationale, participe significativement aux stratégies de lutte contre la pauvreté au sein des ménages. Toutefois, les sécheresses récurrentes qui sé- vissent au Niger constituent un risque majeur pour le bétail. Les années de sécheresse se traduisent par des déficits fourragers dont les conséquences sur le cheptel sont les mortalités, les chutes de poids et de production, les avortements etc. Pour anticiper les per- tes sèches, les éleveurs ont bradé les animaux faibles et mourants. Face à cette situation, des partenaires techniques et financiers ont initié des opérations de déstockage, consistant à abattre les animaux épuisés par la crise en contrepartie d’une valeur monétaire versée à leurs propriétaires. Ainsi, plusieurs milliers de têtes ont été vendues à des prix plus acceptables pour les éleveurs bénéficiaires. De plus, la viande de ces animaux a été distribuée aux ménages vulnérables affectés par la crise alimentaire. L’objectif recherché est de passer de l’élevage mode de vie à l’élevage production, en renforçant les capacités financière des éleveurs, non seulement dans la vente de bétail, mais également par la transformation et la valorisation des produits dérivés, notamment les peaux, le mélange sang-son en aliment pour aviculture et pisciculture. La logique partenariale adoptée par les différents acteurs, les acteurs locaux de l’élevage, de la santé et de l’urgence ont notamment grandement contribué à la réussite des opérations.

La protection sociale pour favoriser la résilience

Qu’est-ce que la « protection sociale » ? C’est un concept qui englobe différentes formes d’assistance sociale, y compris les filets sociaux. Ces derniers sont souvent utilisés par les partenaires pour assister les pauvres ou les personnes vulnérables : les programmes de repas scolaires, de supplémentation nutritionnelle pour les mères et les enfants, la subvention des prix, ou encore les transferts monétaires sont des programmes de filets sociaux mis en œuvre pour aider les plus vulnérables.

Concrètement, l’initiative AGIR, lancée en 2012, constitue un bon exemple de mise en œuvre de filets sociaux au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Plus précisément, et entre autres activités, elle visera à instaurer des filets de sécurité saisonniers pour renforcer la résilience des personnes les plus vulnérables, qui souffrent depuis trop longtemps de malnutrition chronique. La mise en place de ces filets de sécurité se fera à travers des transferts d’argent vers les plus pauvres pendant les périodes de soudure, entre les récoltes. Des investissements dans les domaines de la santé, de l’agriculture, ou encore de l’autonomisation des femmes viendront aussi renforcer la résilience des populations.

Les participants ont démontré un grand intérêt pour cette initiative qui vise à répondre à l’insécurité alimentaire chronique au Sahel et en Afrique de l’Ouest en créant des synergies entre les actions d’urgence et les stratégies de développement à long terme.

Quelles politiques pour l’élevage pastoral au Sahel ?

Au Sahel, l’élevage pastoral a toujours été répandu et très pratiqué. Il joue un rôle central dans les moyens d’existence des familles, comme au niveau des économies nationales. Au Niger par exemple, il contribue à hauteur de 15 pour cent au budget des ménages, et représente 21 pour cent des ressources d’exportation.
Ces dernières années, les éleveurs ont été confrontés à de multiples défis, et se retrouvent parfois en grande difficulté, notamment lors des crises alimentaires et nutritionnelles. Cette situation pose la question suivante : les politiques publiques liées à l’élevage sont-elles réellement adaptées? Durant leurs discussions, les participants à la Foire ont identifié ensemble le besoin d’une approche renouvelée pour mieux répondre aux besoins des éleveurs, et pour favoriser ce secteur porteur.

Le représentant du Ministère de l’Elevage du Niger a notamment présenté la Stratégie de développement durable de l’élevage, adoptée en 2013 au Niger et particulièrement innovante. Cet exemple est symbolique des efforts menés par les gouvernements de la région pour adapter leurs politiques aux nouveaux enjeux liés au secteur de l’élevage.

L’expert de la FAO a pour sa part souligné que « les politiques doivent s’inscrire dans un paradigme nouveau, et que des investissements pour l’élevage pastoral sont nécessaires, à travers des politiques publiques bien pensées et associant les différentes dimensions qui se rattachent à l’élevage, telles que la sécurité alimentaire, les moyens d’existence, les ressources naturelles. ».

Des pistes porteuses pour renforcer l’élevage ont par ailleurs été identifiées par les participants, et notamment : le renforcement des mécanismes d’intégration régionale existants ; la mise en place de cadres de programmation appropriés ; une meilleure intégration de l’agriculture et de l’élevage ; une synergie renforcée des programmes et projets liés à l’élevage ; et l’adoption de politiques publiques inclusives et équitables, associant les éleveurs dès la formulation pour une meilleure prise en compte de leurs intérêts.

Ces directions permettront certainement de sécuriser le secteur de l’élevage et de favoriser une meilleure résilience des populations. Les participants ont également retenu que le besoin de politiques publiques fortes et intégrées pour l’élevage, tant au niveau national que régional, reste essentiel.

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